Armonie avait une fascination pour Mahler. Une fascination coléreuse et frustrée car disait-elle, ce fainéant, ne savait pas gérer correctement les transitions entre ces pièces. Elle détestait le coté décousu des compositions de Mahler. Des petits bouts parfois très créatifs mais perdus au milieu de phrases musicales sans grandes cohérences entre-elles. Avec Mahler inutile de chercher l’harmonie c’est un foutu bazar musical, disait-elle. Tenez écoutez moi ça . Un vrai foutoir ! Elle détestait la propension du compositeur à casser inutilement ses phrasés mélodiques.  A la question qui lui fut posé de savoir pourquoi Mahler, sa réponse en surpris plus d’eux. « La musique de Mahler, un moment tellurique, un autre romantique me dérange. Heurte mon oreille, mon sens de l’harmonie. Dans la 5eme Symphonie n° 5 –  Adagietto – on a le sentiment qu’il a du mal à faire décoller sa symphonie – au demeurant très timide, à croire qu’il ménage ses instruments – soit au contraire, il les utilise à tort et à travers et devient carrément incompréhensible à l’exemple de la 9eme symphonie. Elle dure plus d’une heure trente. A ce moment-là, il me casse les oreilles. ».  S’attaquer à Mahler était une véritable provocation pour une grande majorité connaisseurs. Armonie, n’en avait cure, non seulement ne se laissa pas déstabiliser mais après avoir disparu pendant des semaines réapparut sur la toile où on pouvait trouver sur son blog cette interprétation modernisé au piano de Mahler. Décidément cette surdouée ne ménageait pas grand monde !

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A propos de l'auteur

Denys

Denis Ettighoffer, est un des spécialistes français reconnus dans l’étude projective de l’impact des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Ses nombreux livres sont autant de contributions à la réflexion sur les évolutions des sociétés, des modèles économiques et organisationnels. Sa spécificité réside dans sa capacité à analyser le présent, pour en extraire les orientations économiques et sociétales stratégiques pour les décennies à venir. Le voilà lancé dans une aventure comme il les aime, être reconnu à la fois par son imagination (pas le plus dur !) mais aussi comme un bon artisan de l’écriture romancée ( et ça c’est pas gagné !)

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