La Bourse ou la Vie


Je ne vais pas être très bavard. D’abord parce que les mieux informés d’entre-vous sont certainement déjà convaincus et que les opposants à la thèse que je défends ne changeront pas d’avis tant que le bas de leur pantalon ne sera pas couvert de merde.

L’avènement d’une société tenue à la sobriété, donc à moindre consommation, donc à moindre production, l’explosion du chômage pour toutes les générations, bloquant l’avenir des jeunes et mettant en péril les pensions de leurs ainés, la diminution spectaculaire des revenus consécutifs, tout cela va avoir des effets dévastateurs sur nos sociétés tant en France que chez nos voisins.

On va devoir cohabiter avec un virus mortel. Mais personne ne voudra mourir de faim. Il faut être un sinistre crétin pour ne pas l’anticiper. Plus que jamais, nous devons collectivement accepter de « donner » du travail » donc de la dignité et une place économique au plus grand nombre. On ne pourra le faire qu’en instaurant une organisation tournante (et souple) du temps de travail de 4 et 3 jours par semaine. Nous devons apprendre le travail par rotation des ressources employés mais nous devons aussi relancer d’urgence le « Revenu Universel ». En France il existe sous la forme de la prime d’activité, il suffira de modifier les règles du jeu pour en élargir les effets*. Une situation imposée par une économie que l’on peut qualifier de guerre. Le cataplasme actuel aura transformé la France en une énorme lessiveuse dépensant un argent qu’elle n’a pas créé. Si nous ne réagissons pas avec courage, notre avenir sera celui des nations qui ont cru que la planche à billets pouvait remplacer la création de valeur par la production de biens et de services. *Pour ma part je préfère parler d’impôt négatif.

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