La pianiste de la Légion Rouge


« J’ai lu ce livre avec un plaisir croissant. L’univers un peu sombre au début s’éclaire progressivement avec la découverte de la jeune pianiste prodige qui révèle peu à peu les failles positives des bandits. Une fillette puis une jeune fille au caractère bien trempé, avec l’inconscience de la jeunesse et un charme irrésistible sans doute, dont le jeu musical de jeune pianiste prodige réveille chez des maffieux des parts de tendresse enfouies de leur jeunesse meurtrie ; le tout dans un contexte géopolitique actuel qui nous est révélé au fil de l’intrigue avec maestria. Où le lecteur découvre peu à peu que la face obscure de la force de ces maffieux s’accompagne d’une face plus positive, car la vie n’est pas manichéenne, et les situations non plus.

La misère morale et matérielle des pays après l’éclatement de l’empire soviétique fait des populations des proies faciles pour les plus violents ; la concurrence pure et parfaite sans régulation laisse le champ ouvert aux mafias qui terrorisent les populations ; la traite des jeunes filles s’inscrit dans ce jeu où la perspective d’une vie meilleure permet d’acheter des fillettes à des familles éblouies par le mirage occidental.  Mais ces mafias organisent aussi le renouveau économique, investissent et créent des empires industriels qui distribuent du pouvoir d’achat. C’est le capitalisme sauvage à l’état natif. L’usage des technologies de communication les plus averties fait partie de cet univers où le faux semblant le dispute au véritable. Le jeune hackeur prodige fait le pendant à la jeune pianiste prodige.  Musique et technique, deux univers de création poétique qui se reflètent en miroir.  On vibre avec la pianiste et son jeu virtuose dans des concerts décrits avec une impétuosité qui nous fait vivre la musique. Un roman qui tient à la fois de SAS et de Millénium. A suivre … «  Annie

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