L’Homme qui perdait les mots


                                                                       Les mots sont l’essence de toute civilisation,
                                                                      De toute relation à autrui.
                                                                      Détruisez les mots ou détournez-les et
                                                                     Vous détruirez toute la société.

Bien que convaincu de l’importance et de l’intérêt des réseaux sociaux et professionnels, je les utilise peu. Je les utilise peu d’abord parce que j’estime qu’il faut y investir un temps que je n’ai pas, ensuite mon éducation ne me porte pas à solliciter sans raison valable des gens vivants dans le même écosystème que le mien, même s’ils sont ouverts et sympathiques. Je crois leurs temps aussi précieux que le mien. Puis est venu le moment où le silence, enfin, m’allait bien. Le moment était venu de « poser le sac » après une vie trépidante alors que je tombais sur ce texte que je ne résiste pas à vous faire connaître.

« Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toute personne. Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grand et plus petit que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Surtout n’affectez pas l’amitié. Ne soyez pas non plus cynique en amour car il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des ainés en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez votre esprit à vous protéger du malheur soudain. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Soyez doux avec vous même et gardez dans le désarroi bruyant de la vie, l’attention des autres. Malgré ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est beau et la vie remplie d’héroïsme. Soyez-vous même. Prenez le parti d’en être heureux[1]. »

Je m’en suis inspiré pour me faire une retraite sympathique à l’abri de la pollution des mots. Aux rares qui m’interpellaient de savoir ce que je devenais, ce que je faisais, je répondais : « Je me fais la vie belle » Et savez-vous … ? J’en ai fait le sujet de mon dernier livre « L’homme qui perdait les mots ». A bientôt de vous en dire plus.

[1] Inspiré d’extraits d’un sermon trouvé dans une église de Baltimore en 1692 (auteur inconnu)

 

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