Ils l’ont lu… l’homme qui perdait les mots


Ils sont les premiers lecteurs : « L’homme qui perdait les mots » m’aura intrigué de bout en bout. L’auteur emprunte un itinéraire déroutant au travers d’un parcours où la violence des coups devient celle des mots. Ce roman dérangeant évoque une société bavarde qui dit tout sur tout et, au milieu des Babels de notre époque, un personnage qui devient un autiste du langage afin d’intérioriser des secrets douloureux. Odile.

A la lecture de ce livre je ne m’attendais pas à un tel sujet. Pourtant, il ne devrait pas me surprendre, c’est ce que nous sommes nombreux à ressentir, surtout si nous fréquentons les réseaux sociaux. Des mots, du bruit et en arrière-plan de tes commentaires, ton analyse, sur ce phénomène des Babels, puis les souffrances de l’enfance du personnage, motivé pour rejoindre un niveau de « sachant » en partant de très bas comme moi de ma campagne natale, comprenant que c’était ma vraie chance. Mais à la fin du livre, il me manque une note d’espoir, par exemple dans une dernière analyse où tu pourrais donner quelques pistes pour sortir de cette spirale infernale où la violence des mots a remplacé celle des coups. Mais qui l’entendrait ? L’épisode récent des gilets jaunes et des casseurs/pilleurs opportunistes est une illustration de cette « fracture sociale » et de ce fossé dans l’usage du langage. Jean.

Parler pour ne rien dire. Plutôt devenir taiseux ! Je viens de terminer votre livre… J’aime. D’emblée, j’ai été intriguée et amusée par son titre : “L’homme qui perdait les mots“. Mais que se cachait-il derrière ce titre ? Votre façon de raconter, sous la forme d’une fable, apporte toute l’originalité à un thème tout à fait d’actualité qui ne peut laisser indifférent. Il mérite d’être lu surtout par les plus jeunes car on y découvre une grande sagesse résultant de l’expérience des vies difficiles d’après-guerre, au travers de survivants que l’on espère imaginaires…. Voilà un enfant, personnage parti de rien, qui va grimper dans la société, parvenant d’abord à exceller dans l’utilisation du verbe avant d’en découvrir les limites et les dérives au point de régresser en perdant les mots… sorte de réaction inconsciente à leurs limites et à leurs nuisances. Beaucoup de vos lecteurs se retrouveront dans l’homme qui perdait les mots et j’en connais plein… des taiseux volontaires ou involontaires que personne n’écoute même si, eux, n’ont pas perdu les mots. Parmi mes proches certains me reprochait cela : tu ne parles pas, tu n’as rien à dire, pourquoi tu ne dis rien… Et j’ai au fil du temps rencontré bien des gens qui parlaient pour ne rien dire comme le dit bien Pierre Dac : “Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir” Pierre Dac.

 

 

 

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